Oh ! Mon bateau
[…] La rivière qu’il fallait traverser était au bout de l’avenue si droite de ces vieux arbres, que rongeaient les lichens couleur d’or et que tourmentaient les vents d’ouest. Très changeante, cette rivière, soumise aux marées et à tous les caprices de l’Océan voisin. Nous la passions dans un bac ou dans une yole, toujours avec les mêmes bateliers de tout temps connus, anciens matelots aux barbes blanches et aux figures noircies de soleil. […] Pierre Loti – Le roman d’un enfant – 1890